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Les Arabes à Poitiers (mise en scène d'Yves Gourmelon)
© Stéphane Santini

Les Arabes à Poitiers (mise en scène d'Yves Gourmelon)

Les Arabes à Poitiers (mise en scène d'Yves Gourmelon)
© Stéphane Santini

+  MISES EN SCÈNE
LES ARABES À POITIERS

Mise en scène Yves Gourmelon, Théâtre au présent.
Avec : Evelyne Guimmarra, Sélim Mouhoubi, Laurent Pigeonnat, Flavio Polizzy, Emmanuèle Stochl, Jean Varela. Scénographie Christiane Hugel, décor Jean Racamier, costumes Stéphane Puault, espace sonore Henri d’Artois, lumières Marie Vincent, chorégraphie Yannick Dubernet, collaboration artistique Jacques Bioulès, régie générale Tangi Gourmelon. Production Théâtre au présent. Chai du Terral à Saint-jean de Védas, du 14 au 25 novembre 1995, puis Théâtre de l’Odéon à Nîmes.


+  le texte (cf. bibliographie)


Le point de vue du metteur en scène :
«Ce qui m’a tout de suite séduit dans Les Arabes à Poitiers, c’est sa capacité à évoquer une réalité sociale en échappant à la tranche de vie naturaliste, à la figure "monumentale ", au sentimentalisme larmoyant. Ce texte évoque, avec une étonnante liberté, un monde de plomb, emmêlant avec adresse les références au présent, au passé, et au futur inavouable.
Il ne m’est pas indifférent que l’une des figures clé des Arabes à Poitiers soit un enfant de la banlieue, à la vitalité débordante ; et l’autre, une femme à la générosité sans faille, toujours prête à creuser des tunnels pour tenter d’échapper à la misère, à la violence et à l’obscénité générale.
Ce couple allégorique produit des moments forts d’intelligence du monde et des êtres, donne à la pièce un accent allègre de revanche sociale, et fait entendre le chant vibrant des laissés pour compte du libéralisme sauvage.»

Yves Gourmelon.

La presse :
«Cette peinture d’un monde où la barbarie s’en donne à cœur joie est brossée avec une force qui tétanise.»
Télérama, 31 janvier 1996.

«A France déraillée, écriture éraillée. Les séquences polysémiques, les dialogues fissurés, font une pièce qui se dérobe, finalement affolante, avec de la trouille, des frictions hystériques, des hantises guerrières. Voilà l’irrationnel d’un fascisme qui monte par la fracture ; voici la poésie maîtrisée de cette construction, entre brouhaha et branle-bas. C’est fripé, neuf. Jeune.»
Midi Libre, Gérard Mayen, 19 novembre 1995.

«Un univers déglingué qui donnerait une impression de dérision totale, sans ce quelque chose qui sourd encore des mots, des gestes, des regards ; l’incompressible espoir.»
La Marseillaise, 09 février 1996.

 
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